Écoresposable,-l’industrie-de-la-mode-se-renouvèle

Écoresponsable, l’industrie de la mode se renouvèle

Derrière l’industrie du pétrole, celle du textile et de l’habillement se situe au deuxième rang des activités économiques mondiales avec le plus fort impact environnemental. Conscients de cette réalité, tous souhaitent apporter du sien afin de diminuer l’impact de leurs productions qui coûte cher à l’environnement.

À l’occasion de la COP21, qui avait lieue à Paris du 29 novembre au 11 décembre 2015, l’association Universal Love présentait Changer la mode pour le climat. Au programme ; une journée de colloque, un défilé de marques françaises et internationales qui proposaient des gammes de vêtements qui respectent l’environnement et l’homme ainsi que la signature d’une charte visant à changer les habitudes de l’industrie de la mode afin de préserver le climat. Partagée à l’international, plusieurs signataires tentent déjà de modifier leurs procédés de fabrication. Elle sera mise de l’avant une fois de plus lors de la COP22, prévue au Maroc en 2016.

Une tendance générale
Plusieurs entreprises, voire la plupart, innovent afin d’insérer le courant vert à même leurs pratiques. Alors que la tendance verte composait un marché de niche, elle est maintenant une réalité avec laquelle chaque société doit composer.

En septembre dernier, 36 entreprises dont quelques-unes issues de l’industrie de la mode (Nike et H&M entres autres), se sont engagées à utiliser à long terme 100% d’énergies renouvelables. Réunies sous l’organisation Climate Group, ces entreprises s’inscrivent sous la même mission : contrer le changement climatique en diminuant leurs empreintes écologiques. Baptisée RE100, l’organisation compte en date d’aujourd’hui 53 compagnies souscrites à changer leurs habitudes de production.

Du côté des designers de renommées, on compte Agnès Troublé et Vivienne Westwood, celles-ci s’étant rencontrées lors d’une conférence dans le cadre de la COP21. Toutes deux réitèrent leur engagement vert au sein de l’industrie de la mode, la préservation des océans étant le principal objectif de leurs diverses actions de changement comme le projet Tara

http://climaterevolution.co.uk/wp/2015/12/15/be-specific/

Des innovations au service de la préservation de notre planète

Plusieurs marques, petites et grandes, travaillent très fort à faire du beau avec du jamais-vu responsable. C’est notamment le cas d’Adidas qui, en collaboration avec Parley for the Oceans, a mis sur pied une chaussure, la Ocean Plastic. En plus d’avoir une semelle intermédiaire en imprimés 3D, les chaussures sont entièrement fabriquées à partir de matériaux provenant de déchets récupérés de l’océan, tel que le plastique mis au rebut ainsi que les filets maillants illégaux.

http://www.drabuziai.eu/pramone-keiciasi-izvalgos-is-2015-adidas-group-metines-ataskaitos/

Au Québec, chez Louve MontréalMiss Cocotte et PKY Design, par exemple, on utilise que du cuir recyclé, chez Matu, on fait du beau avec du cuir tanné végétal, chez Maillagogo et Meemoza, on priorisera les matières renouvelables telles le bambou, le modal, le coton ou le tencel biologiques. Chez TSHU, on s’engage à planter un arbre alors que la Maison Bourdon donne dix dollars à la Fondation Fauna pour chaque item vendu.


 

VOUS AIMERIEZ AUSSI NOTRE SÉLECTION DE PRODUITS ÉCORESPONSABLES


 

Alors que la mode éthique suggère souvent que le beau et l’éthique sont deux caractéristiques qui ne peuvent s’inscrire l’une dans l’autre, le Québec prouve que ce n’est pas le cas. Une multitude de créateurs innovent et renouvèlent afin de marier l’utile à l’agréable. Pourquoi ne pas les encourager? Ils travaillent si forts pour une cause qui mérite des applaudissements inconditionnels.

Le cri alarmant retentit, il est temps d’agir, préservons notre planète.

Photo credit: Mike Monaghan via VisualHunt.com

Laisser un commentaire