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Notre école de couture dans Rosemont.

On doit cesser de consommer nos vêtements sans réfléchir. Acheter un chandail à 5$, c’est accepter la sous-exploitation humaine et accepter que nos vêtements voyagent de l’Asie au Canada.  Encore une fois, nos achats sont des choix politiques qui ont tous des conséquences. Nous pouvons gagner le combat face à cette surconsommation et ce, avec beaucoup de plaisir.

Je vous parlais de Gaia & Dubos, une superbe plateforme web pour apprendre les bases de la couture. Un moyen de réparer ses vêtements, de les customiser, d’arrêter de les jeter prématurément. Aujourd’hui, je vous offre une solution nouvelle et complémentaire pour votre apprentissage : les DIY de Fripe Fabrique. Complémentaire parce que vous n’apprendrez pas la même chose. Nouvelle parce que Fripe Fabrique, ce sont des ateliers organisés dans la boutique et non sur le web. Une façon plus conviviale d’apprendre ce savoir-faire que nous perdons de plus en plus.

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Derrière cette très belle boutique-atelier, Michelle. Une merveilleuse femme, née en Alberta, formée grâce aux expériences multiples, au sourire magnifique et à l’accent anglophone tellement mignon. Une femme avec des convictions qui se transmettent dans ses choix vestimentaires et ses ateliers. Pour elle, nous devrions avoir plus de fun avec notre garde-robe mais aussi prendre réellement conscience du temps nécessaire à la confection d’un habit. C’est par notre éducation et bien entendu le plaisir que nos comportements changeront.

La boutique Fripe Fabrique, c’est un ensemble de créateurs d’ici et d’ailleurs, combinés à des styles vintages : vêtements, bijoux, produits de beauté. C’est une véritable caverne d’Ali Baba éthique et réellement très sympathique. Les clients présents dans la boutique affichaient tous un grand sourire. Je n’ai pas eu la chance d’assister à un atelier mais d’après Michelle, ce sont différents types de personnes qui viennent : des danseurs, des musiciens, des personnes qui travaillent dans des bureaux … Tous souhaitent une chose, c’est avoir du plaisir et développer sa créativité. Les maîtres mots de Michelle pour moi. Ils sont entre six et dix par cours (6 pour la couture, 7 pour le macramé ou autres) par choix et non par contrainte. Cela laisse le temps à chacun, la place aussi, et puis c’est bien plus sympathique d’être dans ce contexte intimiste, non ? Un des ateliers porte sur la réparation et la customisation des vêtements, d’autres sur la confection de chapeaux. Le 22 avril prochain, pour souligner le Jour de la terre et la Fashion Revolution, Michelle offrira même un atelier gratuit sur la confection de serviettes hygiéniques lavables. Vous pouvez voir la page de l’événement ici. Bref, différents types d’ateliers pour toucher à tous les publics novices en couture qui souhaitent apprendre.

C’est cela qui m’a beaucoup plu chez Michelle. Son plaisir à partager et sa passion pour le fait local. Comme elle m’a expliquée, chaque élément de sa boutique a une histoire qu’elle connaît et qu’elle peut transmettre au client. Alors oui, nous payons un peu plus pour garnir notre garde-robe, mais derrière chacune de ces pièces se trouve un passé qui a pu vous toucher et chaque créateur est payé à la hauteur de son travail (travail plutôt compliqué, faites-moi confiance). En fin de compte, que ce soit à travers la boutique ou ses cours, Fripe Fabrique est une école. Nous y découvrons la réalité de la création et nous nous rendons compte de la valeur de l’objet.

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